Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

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Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


La Biographie de : BOUALEM TITICHE

Publié par The Algerian Speaker sur 7 Avril 2011, 17:12pm

Catégories : #TAKAFA (Culture)

(1908-1989) - Célèbre zornadji (Zornadjia).
Boualem Mansouri dit Titiche naquit à El-Biar (Alger) le 27 avril 1908 au sein d'un famille de mélomanes dont le père Hadj Ahmed (1867-l932), originaire de M'zaïta (Mansourah), est lui même un maître zornadji qui s'inscrit dans la noble lignée des grands maîtres de la Ghaîta tels Sid Ahmed Zernadji, El Hadj Ouali, Bouchakchak, Kouchouk, Sadani (décédé en 1933 à Chicago aux Etats Unis d'Amérique).
Héritant du pseudonyme "Titiche" attribué à son père à cause d'un défaut de langue, ce virtuose de Ghaïta est une figure prestigieuse d'un art musical aux racines populaires incarnant le vieil Alger.
Il débute à l'âge de 13 ans au sein du groupe de son père, zornadji de talent, en l'accompagnant aux tbiblettes (petits tambours).
En 1932, il fonde son propre orchestre et fréquente El-Mossilia et El-Djazaïria.
Il était apprécié et sollicité au moment des fêtes de mariages et des festivités culturelles organisées à Alger.
Musique militaire d'origine turque, joué en plein air, dans les villes de garnison telles Alger, Béjaia, Blida ou Koléa du 16 ème siècle jusqu'à la conquête coloniale, la zorna s'est développée dans la pratique rituelle religieuse et a évolué tout en s'attachant au chant Chaâbi pour lequel elle servait d'ouverture.
Grâce à Boualem Titiche qui la dote de deux rythmes spéciaux, El Aadjani et EI-Quaiyate, elle devient structurée.
L'ensemble des musiciens de la zorna ont un habit traditionnel : Serwal testifa, un gilet brodé de fil d'or appelé bédiaâ et une chéchia stamboul sur la tête.
Dans un souci de contribuer à la préservation de cette musique, Boualem Titiche l'a enseigné au conservatoire d'El-Biar.
Plusieurs artistes parmi lesquels ses élèves ont été influencés par son genre tels que Mourad Guesmi (au tbal), Halim (à la Ghaïta) et Moumène qui crée par la suite sa propre troupe "Nouba".
Il mourut le 1 er décembre 1989 à Alger.

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